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manx grand prix

Les newcomer du Manx GP en reconnaissance.

Publié le par STEVEN

La semaine passée et jusqu'à ce week end les newcomer du prochain Manx GP avaient rendez vous sur l'ile de Man afin de découvrir un peu plus en détail ce qui les attendait en aout prochain.

A cette occasion, le Français Richard Vuillermet avait fait le déplacement. Il roulera au prochain Manx Gp avec une ZXR 750 STINGER.

Richard Vuillermet, 3ème en bas en partant de la droite.

Richard Vuillermet, 3ème en bas en partant de la droite.

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Vivement 2016 !!!

Publié le par STEVEN

Vivement 2016 !!!

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Manx GP / Classic TT , vidéo de Laurent Cochet.

Publié le par STEVEN

Mesdames , messieurs , c'est beau c'est français et c'est bien fait !!! ( .....quelle mauvaise langue a dit que c'était mieux que TF1 ?)

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Superbe vidéo de Victor Lopez, pilote MARTIMOTOS, au Manx Gp

Publié le par STEVEN

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Frédéric Besnard revient sur son Manx GP.

Publié le par STEVEN

" Bonjour,

Voici un résumé de mon aventure au manx gp! Nous sommes arrivés à Heysham le vendredi midi pour embarquer avec Marti et Vanessa de Martimotos que je remercie de tout coeur pour ces 2 superbes semaines!!

Arrivé sur le paddock après ces 18 longues heures de trajet, nous sommes enfin bien installé!!! Ca y est ! Demain commence la grande aventure, alors au lit!! En effet j appreandre beaucoup mon retour sur ce magnifique tracé, mais les 1er essai sont plutôt réussis. Je retrouve le sourire ce qui va me permettre de passer une belle semaines d essais.J'ai beaucoup travaillé le tracé,parcouru beaucoup de tours ,recu de précieux conseils de Paul shoesmith,mais malgré tout cela , à la fin de la semaine les résultats ne sont pas à la hauteur de mes espérances. Bilan mitigé!!

Mes potes me disent que c est tres bien et que je suis juste trop dur avec moi!!lol

Le mardi suivant,c est le jour de la course newcomer,la pression monte!! Je prend le départ en stress, puis arrive au fur et a mesure a me mettre dans la course que je finirais 11.......mais mauvaise nouvelle ! Je serais 14ème!!! En effet j'ai pris une minute de pénalité (portable dans les stand pour le ravitailleur,et cigarette electronique dans la poche pour le mecano....c'est interdit !!) . Je gagne une réplica pour cette course. Le contrat est en parti remplit , mais attention à ne pas se relacher car les journées sont intenses aussi bien humainement que sportivement.

Le mercredi,on remet ca pour la junior race!! Une course pas simple ( sinon ce serait trop facile lol) .Cette course .......comment dire, la route st jonchée de traces d humidité et de grandes portions mouillées à Ramsey Hairpin ainsi que dans la montagne ou on atteint des vitesse de folie.....Pas vraiment de quoi se mettre en total confiance !!

Pour couronner le tout, de nombreux drapeaux jaune s'agitent suite aux trop nombreuses chutes de concurrents. Préférant jouer la sagesse et faire durer la plaisir ,je finis loin derriere à la 49em place. Je n'aurais pas de réplica ce coup ci , mais finir entier et sur ses roues dans ces conditions est une victoire pour beaucoup et moi le premier.

Cette édition du Manx GP 2015 aura été difficile pour moi. Trop de choses s'agitaient dans ma tête, je ne suis pas arrivé à me plonger dans la course comme je l aurais voulu. La peur de tomber comme l'an passé, les conditions météo pas toujours facile ? Oui peut être. Je n'avais pas imaginé Ce Manx GP comme ça avant mon départ. Heureusement les bons moments vous redonne la pêche nécéssaire pour continuer, comme ce resto avec en voisin Carl Fogrty, ou encore appeler mon banquier en vacances pour qu'il confirme mon paiement à la Steam Packet

La réalité m'a cruellement rattraper et revenir ici , là ou j'ai perdu mon ami et coéquipier Franck Petricola fut un moment plein d'émotions.... les années se suivent et ne se ressemblent pas ....à coup sûr 2016 sera magique !!

Je voulais remercier tous ceux qui m'ont encouragé,Régis Zanella et le team HMR qui fait des merveilles, Flers moto mon fidèle partenaires, mais aussi Marti et Vanessa de MARTIMOTOS qui m'ont pris sous leur aile durant ces 15 jours, Gino , mon fidèle mécano, mes potes pilotes Morgan, Martial, Julien , Lancelot , Nico......le french armada quoi ( j'ajouterais Victor Lopez , un chouette pilote Espagnol) !!! Et bien sûr ma chérie Gwendo et mes enfants qui sont ma force sur ces courses."

Fred Besnard

Frédéric Besnard revient sur son Manx GP.
Frédéric Besnard revient sur son Manx GP.
Frédéric Besnard revient sur son Manx GP.
Frédéric Besnard revient sur son Manx GP.
Frédéric Besnard revient sur son Manx GP.
Frédéric Besnard revient sur son Manx GP.

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Ce qui est arrivé à MARTIAL MOURRA.

Publié le par STEVEN

Ce n'est pas le genre du site de mettre des photos de chute, mais celle ci se termine bien ( sauf pour la pauvre zx6r). Voici ce qui est arrivé à Martial Mourra à Cruikshanks Corner vendredi dernier.

©Richard Radcliffe
©Richard Radcliffe
©Richard Radcliffe
©Richard Radcliffe
©Richard Radcliffe
©Richard Radcliffe
©Richard Radcliffe
©Richard Radcliffe
©Richard Radcliffe
©Richard Radcliffe
©Richard Radcliffe
©Richard Radcliffe

©Richard Radcliffe

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RIP David Taylor

Publié le par STEVEN

Le Manx Motor Cycle Club a annoncé en début d'après midi que le pilote David Taylor avait succombé à ses blessures. Il avait chuté à Brandywell vendredi durant la Senior race.

RIP...

©IOMTT

©IOMTT

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Dernier et beau billet d'humeur de Morgan Govignon sur son Manx GP.

Publié le par STEVEN

Sur ma selle

"

Un an et trois tours. Un an à en rêver, à l’attendre, à le travailler, devant une caméra embarquée en bouffant un sandwich au boulot, en remontant la moto avec les p’tits jeunes à l’IUT, à imaginer comment ça serait, si j y arrivais… Trois tours pour ajuster les trajectoires, la vitesse de passage, choisir le bon rapport. S’économiser, garder du jus et de la lucidité pour la fin. Pour mon dernier tour de l’année ici, ce putain de 4ème tour, ce putain de flying lap.

Ligne blanche. J’y suis. Je descends Bray Hill avec le gros Pedro sur ma selle. Il rigole comme un perdu, de ses gros ho ho ho en secouant la moto un peu plus que les bosses ne le font, juste comme ça, pour me faire chier et qu’on rigole encore plus tous les deux. J’arrive sur Ago’s Leap, fond de 6, en wheeling, et c’est tonton Rolland qui a pris la place. Lui, il se sent pas vraiment sur mon ZX6R, il est plutôt sur la MV du vrai Ago, et empiffre ses oreilles des mégaphones hurlants. J’arrive à Quarter Bridge, puis Braddan Bridge, et c’est Joey Dunlop « himself » qui me montre la trajectoire… Il paraît qu’ici, je suis un des seuls à être sur la « Green lane », sa trajectoire. J’en suis pas peu fier… Je passe Snugborough gaz en grand, m’enfonce dans Union Mills et attend Ballagarey. C’est un petit lapin qui prend le relais. Il est tout petit, tout blanc, avec des grandes oreilles, je sais même pas comment il tient sur ma selle vu qu’il a pas de doigt. Ce petit con me dit de couper tôt pour ce droite en aveugle, j’ai pas envie, mais je l’écoute. C’est le doudou de ma fille, il a les yeux qui pleure à cause du vent, personne ne lui a fait de paupière, alors je coupe pour qu’on puisse continuer à se partager le boulot les soirs de cauchemars. J’entends quand même le glingling de son grelot à la sortie, parce que la corde à 222 km/h, ça secoue comme en pleine mer… J’entre dans la cassure gauche ventre à terre, toujours fond de six. Jefferies est là, penchant la moto avec moi comme il aurait dû le faire il y a longtemps, comme il le referait s’il le pouvait. Je pousse, je pousse fort, la moto vole même à Crosby avant de prendre le tournis dans Greeba Castle, Appledene et Gorse Knee. J’arrive dans Glen Helen. Y a personne sur ma selle mais quelqu’un me suit. C’est Tibo, à bloc sur sa moto parce qu’il trouve que la portion est rigolote et que s’il y a bien un endroit du circuit où se fendre la pêche tous les deux, c’est ici, sous les arbres. On se marre tous les deux, moi j’attaque, lui enroule, comme d’hab. Je sors du Glen et j’embarque Fred Besnard à Sarah’s Cottage, on perd pas l’avant et j’arrive même à prendre la corde, un exploit pour nous deux. Je file vers Cronk Y Voody, aperçois cette cassure au bout de la ligne droite et ce cinglé de Nico me dit de ne pas rentrer la cinq. Il est droit comme I derrière, il gueule pire qu’une mère juive, mais rien à faire, je tombe en cinquième et il se fout de ma gueule avec ses petits yeux rieurs. On en rigole, n’empêche qu’il s’est chié dessus à la sortie, quand la moto est partie en roue arrière en s’agitant sur les bosses. J’entre dans 11th, personne veut venir avec moi parce qu’ici je suis nul. J’écoute quand même David me dire « Ben Chef ! » en me montrant la traj du doigt, et tout mon atelier qui se marre derrière… Alors j’en remet une louche, fais un bisou de l’épaule au buisson dans Handley’s, et arrive rupteur de 5ème chez moi, à Barregarow. Je rentre la 4 à la maison jaune, juste pour bien faire gueuler le moteur et qu’Eddy et Glynne, les patrons du camping, aient l’impression que je passe vite. J’arrive à Bottom. C’est là que je remarque que caché derrière tous les autres, y a mon petit frère. Il est là depuis le début, et je sais qu’il va se faire tout le tour avec moi, cette enfoiré. Et Bottom, c’est son truc. Alors je repasse la 5, coupe à peine pour pouvoir sauter dans trou et que la moto s’écrase bien jusqu’au fond de ses suspensions, histoire que ça lui remonte les glaouis jusque dans les amygdales. Et ça le fait rire… « Pousse, Porky ! », qu’il me dit. 13th milestone, ça secoue grave entre les deux mais Xavier a réussi à monter. Il me dit de rentrer fort, Santiago Herrero me dit de rentrer doucement. J’écoute l’espagnol. J’entends « Ben Momo ? » derrière mon casque, mais je lui ordonne d’aller « roux s’péter » ailleurs. J’arrive dans Kirk Mickael, Milky Quayle me raconte les trois Yellow lines de la sortie, Dan Kneen me rappelle d’être bien droit à Rhencullen. Bishop’s court, j’ai du mal à prendre de la vitesse, Mig et son CX d’armoire normande me disent pourtant qu’ici, c’est tout à fond. Alors je colle les papillons en grand, bien ouvert, en casse une à Alpine et tape du gros frein à Ballaugh, pour m’envoler gentiment. Mon frangin rigole. Bouge pas de là mon p’tit père, on arrive à Ballacrye. Ce gauche énorme, en 6ème, où tant que tu ne vois pas la ligne blanche tu ne te jettes pas. Et j’attends, le cul serré, bien à droite de la route… J’attends, j’attends, et ligne blanche, je jette tout, redresse, la moto décolle sur la bosse et j’arrête le saut d’un coup de casque dans la bulle. Jessy ne dit plus rien. Je rentre la cinq sans frein pour Quarry Bends, et là c’est sûr, j’ai toute ma famille avec moi. Papa, Maman, et toujours Youyou qui rendent la moto incroyablement lourde dans cette enchainement de 5 virages. Je suis sûr qu’ils le font exprès pour que j’aille moins vite, les salauds… La cassure gauche qui commande Sulby, et je pense à Franck, pour oublier ni l’un, ni l’autre. Et la ligne droite. Ils sont pleins. Y a Fred Protat qui me rappelle que j’aurais du monter sa ligne Leo Vince pour gagner 10 km/h, Maxence perché sur le garde boue avant qui astique la belle peinture de DF évolution pour réduire le frottement laminaire, pendant que Séb et Arnaud vérifient les valves toutes neuves que j’ai monté chez eux, parce qu’ici ça va tellement vite qu’elles peuvent s’arracher de la jante. Tout le monde saute à Sulby Bridge, z’ont tous eu peur que je loupe le freinage. C’est vrai que j’ai pris la cassure à donf, mais je reste un gars sérieux, et j’ai plein de truc à faire ce soir. Marc Dufour me souffle de prendre Ginger Hall comme un double gauche, je m’éxécute. Et j’arrive en enfer. Je passe les premières bosses de cette section défoncée avec Ed. Lui, il s’en fout, il a pas de suspension d’habitude sur son Harley, et avec son guidon large et sa garde au sol de Pékinois, c’est tout à fond. Steve Cervellin m’ordonne d’enclencher la 6 pour rendre la moto moins nerveuse, et il a raison, le bougre. Un petit gauche, et je débarque dans le K-Tree, fait un petit coucou à Mélanie et Tophe, m’avale Miltown Cottage en apercevant Christophe caché derrière un arbre, parce qu’ici c’est interdit aux spectateurs mais que tu vas pas le faire chier, c’est un bel endroit, et y a au moins un arbre pour le protéger. Large. Je freine au mur rose qui plaît vachement à ma belle sœur, sauf qu’elle glisse de la selle et vient m’écraser contre le réservoir. Ça fait rire Cédric et mon frangin aussi, mais moins Margot qui porte encore les séquelles du road trip en Ecosse. Je remets une louche de frein à Parliament square, j’en recolle deux et j’arrive encore chez Xavier. Forcément, au bout de 4 ans, il a acheté pas mal de terrain dans le coin. May Hill, ça freine sous la passerelle, ça secoue juste pour faire tomber les vis qui avaient survécues, et mon pote est là, le bras en écharpe, toujours roux, perché sur un trottoir de 20 cm de large à me dire « Viens, viens ! » en se fendant la poire… Hé, j’ai pas de tir-off, moi, ça peut pas m’arriver. Tiens, au passage, il faudra que je prenne des nouvelles d’Yvan. Finalement, Martial s’en chargera pour moi…

Ramsey Hairpin, j’ai cru apercevoir Isabelle et Serge, il n y a presque qu’ici qu’on peut apercevoir les marshalls sourire. Waterwork, Benoit trouve que je me traine… Il aime bien me dire ça, juste pour m’agacer ! Toward Bends, puis Gooseneck. Alors là, c’est carrément le cirque Pinder ! Les Purple Helmets m’attrape la main et la colle poing fermée sur mon casque, je sais pas pourquoi. Ludo a pris la place du passager, mais il s’est mis à l’envers. Sûrement pour être en phase avec sa vision des choses, à contre courant, dans cet endroit paisible. Surtout, il voit d’ici la mer, son horizon, son appel au voyage, ses promesses d’inédit. Deux gauches très vites, et Joey’s, au 26ème miles, référence à ses 26 victoire au TT. Je vire violement à droite, tape très fort le slider par terre, et j’écoute un autre Ludovic, mais qui a plus un goût de petit biscuit, me demander si les scratchs du slider de l’Alpi ont bien tenu. J’en sais rien mon pote, laisse moi passer Mountain mile avec Michael Dunlop, donc en tabassant dans tous les sens et en roue arrière si possible, pour entamer une partie de longues courbes. Ouais, c’est bon, le bout de plastique est toujours là. T’as vu, c’est pas les bons mais j’ai rincé les autres, alors j’en ai mis à tête de renard, mais à l’envers, pour éviter les embrouilles. C’est Google Trad qui me les a passés… Stéphane me tapote sur l’épaule. Je regarde la température moteur, 80°, il me dit OK. Il est calme, il a eu son chiffre, il se dit qu’il a eu raison de poser une bande scotch sur le radiateur, et il s’en va discrètement, tout en haut du Snaefell pour bien surveiller la fin de ma course sans être emmerdé. Mountain Box, Casey’s, Black Hut, et dans Verandah, sur qui je tombe ? Jésus-Fabrice, qui s’est laissé poussé les tifs, torse nu les bras en croix dans le vent froid à 500 mètres d’altitude. Il chante la cantique du rentre-fort, alors je rentre très fort dans le quadruple, sors à 235 km/h en me disant qu’il est quand même bien fralé. J’arrive sur Bungalow, et Michel compte avec moi : Une corde, deux cordes, trois cordes, frein. Il me montre la cabane que Jean Foray a explosé en 83, l’année où ils l’ont fait ensemble, avant de partir donner un cours sur la deuxième vie des rilsans et la pêche au brochet. Brandywell, Hailwood se marre en me voyant passer… Il avait 20 bornes de mieux à la corde avec sa 350 Honda six en 1966, alors forcément... Duke’s et son triple gauche, il n y a qu’Alex qui puisse m’aider. Il grimpe sur la bécane, tout doucement, et tout va plus lentement. Il est serein, on prend la corde au 2 et au 3, il est train de s’endormir tellement on est détendu, mais ici t’as pas le choix. Un peu vexé, je freine un grand coup à Windy Corner, ça le surprend, mais il a tous ses gros muscles pour se raccrocher à la montagne. J’arrive dans 33rd, un double gauche, tout seul, trop seul. Je me rate dans la cassure à droite, me retrouve enfermé à gauche, prend les freins. Ça pue, ça craint, je suis dans la merde… Le salut vient toujours du ciel. Ils sont là haut, ceux qui me manquent, et décident de se mettre à souffler sur ma moto pour la pousser vers la gauche. Ma grand-mère gueule avec son accent bourbonnais, alors ils en rajoutent, soufflent et ressoufflent, et je reste tant bien que mal sur la bande noire entre les deux bandes verte… Merci d’avoir repoussé notre rendez vous.

Keppels Gate, ça sent la fin du voyage, la fin de la montagne. « Te déconcentre pas mon vieux Jeannot ! » se marre Lionel. Non, il ne faut pas que je me déconcentre. Kate’s cottage façon Mac Callen, tête et épaule rentrées pour éviter de taper dans la terre, Gégène applaudit, wheeling dans la descente et freins aux trois doigts à Creg Ny Baa. On travaille le style pour la photo, juste ce qu’il faut pour que ça passe quand même et garder des bons souvenirs pour quand je serais vieux, très vieux, à fumer doucement dans mon rocking chair. Je suis presque au bout, j’aperçois le panneau orange de Brandish Corner, repense à Ju qui m’a dit qu’il ne freinait pas, alors j’essaie de faire pareil, mais jolie maman oscille doucement la tête et joli papa me fait les gros yeux. Bon, ok, je freine, mais juste une léchouille, hein, pas plus… Mayhill, le Joe Cat’s Team me regarde passer, toute la tribune n’attend que moi vu qu’ils bassinent tout le monde depuis deux heures avec leur fils et son numéro 40. Du coup, je passe exprès pas vite, parce que je suis comme ça, moi, un vrai rebelle. Pis il est vachement impressionnant ce virage... Cronk Ny Moona, je tombe la 4, couche tout, ça guidonne comme c’est pas permis. Cyril en bon assureur rallume son ordinateur pour évaluer le prix de la pelle qui arrive à environ 160 km/h. Que nenni, mon ami, je sais me tenir… Jusqu’au panneau vert, le repère de freins pour Signpost Corner. 90 droit, le long gauche tout par terre sous le regard de JC, je claque la 3 jusqu’au rupteur et pique à droite pour The Nook. Une grosse louche dans le sous bois, et tous les rallymans qui gueulent, m’encourageant à sortir le pied plutôt que le genou… Mais calmez-vous, c’est pas une route à vache ici ! J’enroule Governor’s, Nick est déçu, m’enfonce dans le noir des bois pour jaillir à la lumière. Je le vois, là bas, avec son damier blanc et noir. Ça fait un an que je l’attends, t’imagines même pas ce que j’ai dû faire pour le revoir… Grandstand, je passe gaz en grand sous le tissus, pile, fais le petit demi tour au bout de la ligne droite, tape l’accolade à la Joie, fidèle à lui-même. Je retrouve Tibo, Ludo et Jessy, les prends dans mes bras, même si j’ai du mal à comprendre par où ils sont passés pour être rentrés avant moi. Stéphane m’attendra un peu plus bas, toujours discret, mais toujours là. Les amis.

On échange trois mots, je me cale une clope dans le bec, et je file. Elles sont encore là. Elles m’ont attendus, serrées l’une contre l’autre. La plus grande est très belle. La plus petite est merveilleuse. Elles sont là et elles attendent un grand con moulé dans un cuir, transpirant sa passion, ses peurs, ses doutes, son amour. Un amour de la vie qui ne lui donne du goût qu’en faisant ce qu’il aime, peu importe la raison et le raisonnable. Moi, j’aime mes femmes, et l’île de Man. Alors être là, à Douglas, descendu de ma moto et les tenir dans mes bras, ça redonne du goût pour douze mois…

Bien sûr, je te raconte ce tour avec beaucoup d’images, mais ce qu’il se passe dans ma tête et sur ma machine est juste ici indescriptible. Ça te remue les tripes, au sens propres comme au figuré, ça te secoue la tronche, ça t’envoie à 3000… Mais ce tour, je ne l’ai clairement pas fait tout seul. Sans tous ces noms, sans tous ces gens (et il y en a bien d’autres encore !), je ne serais pas là. C’était le tour des potes, des intimes, de ceux qui me suivent de tellement prêt que je pourrais les sentir avec moi. C’était mon tour en 19 minutes 51 secondes, ce rêve de descendre sous les 20’ qui m’a tenu éveillé pendant douze mois. Ce 4ème tour où j’ai poussé fort, juste pour pouvoir écrire ma fin.

Parce que je veux passer toute ma vie à écrire une fin. La mienne serait paisible, vieillard dans son rocking chair, je te l’ai dis, à fumer doucement en me disant que même si je n’ai pas tout réussi, j’aurai au moins fait tout ce que je pouvais pour essayer d’être heureux.

Que j’ai trouvé quelqu’un qui ne me donne pas envie de jeter une pièce en l’air à l’entrée d’une courbe, parce que je veux la revoir, encore et toujours. Mais que j’aurais quand même pu m’enfiler ces 264 virages terribles, mythiques, dévoreurs de tête, mais au combien heureux.

Qu’on sera des vieux cons dépassés, parlant d’un siècle qui se termine à une jeunesse qui s’en branle.

Mais on sera tous les deux, notre petit bébé bien grand bataillant quelque part dans le monde. Alors on s’aimera encore, fripés par le temps, et on fredonnera doucement…

Que la vie ne vaut rien… Et que rien ne vaut la vie."


En savoir plus sur http://motoclubfleurdelys.e-monsite.com/pages/reportages/momo-au-manx-gp-2015.html#WwK6OOMuZ8FMzuJZ.99

Dernier et beau billet d'humeur de Morgan Govignon sur son Manx GP.

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Manx GP, dernière journée de folie.

Publié le par STEVEN

Au programme de cette journée 2 courses , celle des supertwin et des lightweight et le senior Manx GP.

Dans la première on retrouve Lancelot Unissart en lightweight sur une Honda VFR400 et Victor Lopez du team MARTIMOTOS en Supertwin .

Du coté de la senior race , Julien Toniutti , Morgan Govignon, Nicolas Pautet et Martial Mourra sont au départ.

Pour la course supertwin , c'est un cavalier seul de Rob Hodson durant 4 tours qui passe la ligne d'arrivée avec 53 secondes d'avance sur Andrew Dudgeon qui termine second et près d'une minute et 39secondes sur Nick Jefferies troisième.

Victor Lopez , fait une course solide en progressant à chaque tour. D'abord 28 ème puis 25 ème , il se hissera finallement à la 21 place manquant de peu une réplica.

Pour la course Lightweight, beaucoup d'espoir de podium était placé en Lancelot , auteur d'un podium l'an passé. Il bouclera les trois premiers tours à la 6ème place. Il passera sous le drapeau à damier en 4ème place et remporte du coup une réplica.

Cette course est remporté par Mark Purslow. Dan Hobson est second et Alex Sinclair troisième.

Pour la senior race , bouquet final de cette édition 2015 la course est un remake de la junior race avec une lutte a trois entre Malachi Mitchell Thomas , Billy Redmayne et Rob Hodson.

Billy Redmayne boucle le premier tour en tête puis cède le commandement à Malachi Mitchel Thomas qui ne la quittera plus jusqu'au drapeau à damier. Redmayne lui joue de malchance prenant une pénalité de 30s pour non respect d'un drapeau puis abandonne a Ramsey offrant à Rob Hodson la place de second. Andrew Dudgeon complète le podium.

Malachi Mitchell Thomas jeune pilote de 19 ans a pulvérisé le record du tour avec un tour a 122,2 mph de moyenne.

Coté Français , Julien Toniutti fait une belle course. 18eme au premier tour il passe 16ème au second puis 14ème au troisième pour finir à une belle 13ème place ......encore une réplica !!

Morgan Govignon imite son camarade de rally et réalise lui aussi une belle progression . D'abord 40 ème , puis 32 ème , il passe 29 ème au terme du 3 ème tour et termine la dernière boucle à une belle 23 ème place....une replica aussi pour lui.

Nicolas Pautet, le newcomer français ne boucle pas son second tour après avoir été contraint de s'arrêter a Creg Ny Baa qui s'est retrouvé avec un autre pilote accroché à sa moto ....oui oui vous avez bien lu !!!

Enfin Martial Mourra ,malheureusement tombe à May Hill , portion rapide à la sortie de Ramsey. Il est à l'hopital mais va bien et c'est bien l'essentiel !!!

Bravo à tous de nous avoir fait vibrer durant ces 15 jours !!!

Messieurs , je n'ai qu'une chose à dire ...............Chapeau bas !!!

Lancelot Unissart

Lancelot Unissart

Morgan Govignon ©iomtt

Morgan Govignon ©iomtt

Julien Toniutti ©iomtt

Julien Toniutti ©iomtt

Martial Mourra
Martial Mourra

Martial Mourra

Nicolas "UberPop" Pautet

Nicolas "UberPop" Pautet

Podium senior Manx GP ©iomtt
Podium senior Manx GP ©iomtt

Podium senior Manx GP ©iomtt

Podium lightweight ©iomtt

Podium lightweight ©iomtt

Podium supertwin ©iomtt

Podium supertwin ©iomtt

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Billet d'humeur de Morgan Govignon.

Publié le par STEVEN

De haut en bas

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Ça a commencé mardi. De la pluie dès le matin, je n’avais du coup pas envie de rouler, un peu agacé de mon tour lundi soir. 21 min 04 sec, avec du trafic comme c’est pas permis, doublant 7 newcomers sur la première portion du circuit. Puis le soleil est venu, le vent a séché la piste, et je me suis finalement décidé à rouler. La piste presque pour moi, j’ai pu faire un nouveau flying lap en 20 min 14 sec, soit le temps de samedi soir mais cette fois en étant propre, et sans avoir eu l’impression de prendre d’énormes risques. Positif donc, au lendemain d’une énorme frayeur à Greeba Castle, et à la veille de la course Junior. Oui, Greeba Castle… Un gauche gauche-droit, où j’ai bien cru que l’histoire allait s’arrêter là. J’ai du rentrer un poil plus vite que d’habitude mais ça passait large, sauf qu’une petite bosse juste à l’entrée a comprimé ma suspension jusqu’en butée… ça a claqué jusque dans mes guidons. Je déteste ces moments, ces dixièmes où tu ne fais pas le con mais où tu pourrais aller t’écraser dans le mur d’en face à cause d’un coup de vent ou d’un minuscule défaut sur la route. Du coup, la séance de mardi fut parfaite pour me remettre la tête dans le bon sens.

Mercredi, course Junior à 10h15. Je suis prêt, en cuir, essayant de ne pas laisser paraître la tension qui monte gentiment avant ce début de course. Le ciel est gris, trop sombre. Le départ est décalé de 30 minutes, puis encore 30 minutes, puis de deux heures… J’attends là, enveloppé dans l’Alpinestar depuis 9h30 ce matin qu’on veuille bien me laisser partir, mais les conditions sur le circuit ne sont pas encore assez bonnes. Soit. 14 heures, enfin. On annonce une portion vraiment mouillée de Ramsey Hairpin jusqu’à Guthries, une course raccourcie à trois tours, allumez vos feu rouges, and have a safe race. L’homme tapeur d’épaule fait son boulot à merveille, comme toujours… Feu.

J’ai pas réussi à faire gueuler la moto au départ comme d’habitude, mais je suis quand même bien dedans. Je descends Bray Hill comme un skieur, tape trois petites roues arrière avant d’arriver à Quarter Bridge, fais super gaffe dans ce premier gauche avec les pneus refroidis par l’attente et le poids du plein dans le réservoir. Je soude, direction Braddan, et drapeau jaune, je dois couper… Putain ! Premier gauche du circuit, des commissaires qui s’agitent, deux traces blanches au sol qui partent en direction d’un gros coussin protégeant un mur. Dedans, un gars, une moto, et des petits bons hommes en chasuble orange qui s’agitent autour. J’ai du faire deux bornes… Et je remets gaz. Je déroule bien la leçon, m’applique, le pneu arrière neuf se cale bien sur toutes les accélérations, mange Glen Helen avec mes grandes dents d’affamés et arrive sur Sarah’s Cottage pour tomber à nouveau sur une flopée de drapeaux jaune. Je recoupe, partagé entre la haine de pourrir ce premier tour et la peur de ce que je vais voir là haut, dans ce droit qui se referme. En fait, j’ai rien vu, juste un marshall qui regardait en bas du ravin la moto et le pilote qui sont passés au travers du gros coussin rouge, qui a disparu lui aussi. Te déconcentre pas mon vieux Jeannot. Je file, je vole sur les bosses en pestant sous mon casque, je sens que je peux aller plus vite, mais il me manque un petit quelque chose dans ce premier tour. J’arrive dans le bosselé, après Ginger Hall, et les couleurs changent. Drapeaux jaune, rouge et jaune, c’est un festival de couleur avant d’aborder la section du K Tree… Des bouts de moto, de l’huile, un pilote… J’entre dans Ramsey, bientôt le calme dans la montagne. Mais arrivé à Hairpin le sol brille de flotte et je dois rendre la main. Il y a des traces d’eau jusqu’à Guthries, je hais la pluie, je hais le mouillé, promis je boirais toute l’eau que je peux si ça peut l’arrêter de tomber du ciel.

Deuxième tour, t’imagines pas comment je suis énervé. Alors je pousse, pousse, et pousse encore tout en étant super appliqué. Je le sens bien celui-là. Je reviens sur Scott Smyth, un anglais un peu cinglé mais sympa avec qui j’ai roulé aux essais le double en wheeling à Crosby Jump et fonce à travers les murs et la nature. Retour sur la ligne d’arrivée pour le ravitaillement, plutôt content de m’arrêter parce que je crève la soif et qu’une saloperie de tâche buée m’empêche de bien voir à droite. Les gars assurent, même si je mets un inutile coup de pression à Tibo qui nettoie les moustiques sur une visière que je voudrais ouvrir pour en chasser la buée. Je repars pour un dernier tour, oublie de caler la 6 avant Bray Hill avec cette ligne droite raccourcie, joue du rupteur et déroule la même partition qu’au passage précédant. Le tour est pas mal, mais encore un drapeau jaune avant d’arriver à Gooseneck. Là, c’est moins drôle, l’hélico est posé sur la grosse butte en terre du gauche qui le précède, un Gsxr bleu devant gisant sur un tarmac bruni par une terre qu’on vient juste de balayer.

Je file dans la montagne poursuivi par le numéro 46 que j’ai piqué à Ramsey et en termine avec la Junior. Content des deux derniers tours, mais agacé de ne pas avoir fait un meilleur chrono. 20 min 19 sec dans le tour 2 (où tu freines en pleine ligne droite pour rentrer aux stands), c’est quand même vachement bien vu les conditions du jour, mais j’en veux plus. Je rêve d’un tour tout seul, sous le soleil, et où tout le monde reste sur ses roues. Ce sera pour une autre fois, j’ai pour l’instant une superbe équipe avec qui me réjouir, et puis mes quatre yeux bleus qui m’attendent serrés l’une contre l’autre. Elles sont belles, et surtout elles sont là, avec moi. Je viens de finir un Manx, c’est chouette, ramène la 31ème place et une Replica, encore mieux, mais tout ce petit monde avec qui je partage ces 15 jours donne un goût bien meilleur à cette petite histoire. Qu’il est bon de faire ce qu’on aime avec des gens qu’on aime !

J’ai passé ma journée à monter et descendre dans l’ascenseur de mes émotions avec les départs décalés, les belles trajectoires, les mecs qui sont tombés. C’est hyper compliqué à gérer, et ça l’est tout autant le soir. On est allé à la remise des prix des Newcomer pour accompagner Nico qui a fait péter une belle 8ème place. Ça rigole, ça sourit, ça vient chercher sa médaille ou sa statuette, c’est chouette. Puis le directeur de course prend la parole, blablate un peu, cause toujours ma couille, puis sa voix devient plus grave, t’en as les poils qui se dressent tout seul. Et tout le monde se lève, plus un bruit dans une salle rempli de motards pourtant braillards, même les mouches ferment leurs gueules, et on écoute. On écoute ce putain de silence où on aimerait entendre la 600 CBR de Dennis Hoffer revenir de 13th milestone, mais rien, y a rien. Alors on se tait, immobiles, et quand on en a marre d’être tristes on applaudit pour éviter de chialer, pour éviter d’avoir à dire que c’est dégueu mais qu’on est quand même content de pouvoir encore applaudir. On applaudit des mains, des jambes et des yeux ce truc incroyable que nous vivons tous ensemble, qu’on sait pas raisonnable mais qui nous mange la tête chaque jour, chaque heure et chaque secondes que dieu n’a pas fait. Et la cérémonie reprend son cours…"


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©Alan Lygo

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